La FIDL, le syndicat lycéen, a pris connaissance ce matin de la position de Xavier Darcos vis-à-vis du mouvement lycéen contre les suppressions de poste, notamment via ses interviews dans « 20 minutes » et « RMC ».
La FIDL déplore que le ministre porte si peu de considération aux revendications et aux inquiétudes lycéennes et tient à rappeler que les lycéens ne sont en aucun cas manipulés. Les lycéens ne veulent pas d’un emploi du temps construit en patchwork d’heures supplémentaires de prof. Alors que le besoin de suivis plus personnalisés se fait de plus en plus ressentir, notamment pour les lycéens en difficultés, le ministre prend des mesures de restrictions et décide de serrer la ceinture de l’éducation nationale.
Les lycéens savent ce qu’entraînerons ces suppressions de postes, et surtout pour les lycées les plus en difficultés : augmentation des effectifs par classe (déjà élevé aujourd’hui), suppressions d’options, fin des heures de cours en demi-groupe, conditions d’études encore plus difficiles.
« Aujourd’hui, le ministre souhaite faire des économies sur notre dos et c’est pour cela que nous nous mobilisons ! », déclare Alix Nicolet, présidente de la FIDL, « les lycéens, notamment de région parisienne, vont de nouveau se mobiliser aujourd’hui et j’appelle l’ensemble des lycéens de France à s’organiser pour jeudi 3 avril, en assemblée générale, débrayage et manifestation pour refuser la politique éducative du gouvernement, mise en ouvre par Xavier Darcos. »
Par ailleurs, la FIDL rappelle qu’elle a demandé à plusieurs reprises à être reçu par le ministre de l’Education Nationale, afin qu’il réponde aux inquiétudes des lycéens.

